Nous sommes arrivés au terme des 7 réunions de cette négociation compétitivité que nous allons vous développer ci-dessous. Depuis le début de cette négociation, l’UNSA a réclamé la séparation des sujets et a demandé la négociation d’un accord uniquement sur la partie MRO tel que cela a été fait sur le site de Gennevilliers.
Volet MRO :
L’UNSA Corbeil a largement prouvé sa volonté d’accueillir le MRO sur le site, que ce soit par le biais de l’avis favorable donné en CSE ou par notre travail pour aboutir à un accord. La Direction préfère utiliser le MRO comme chantage à la signature de l’accord compétitivité. Ça n’est pas digne d’une direction qui se veut ouverte au dialogue et qui prône le maintien d’un dialogue social vivant et efficace comme mentionné dans le pilier n°2 de sa stratégie RSE (Responsabilités sociales, sociétales et environnementales). Pour nous, OUI au MRO, mais pas à n’importe quel prix.
Volet 2x9 :
Depuis Juin 2022 l’UNSA a été force de proposition pour tenter d’aboutir à un accord équilibré, terme souvent utilisé par la Direction avec lequel nous sommes entièrement en phase. Alors concrètement quel est l’impact de cette rotation 2x9 sur les équipiers :
· Environs 400 euros bruts par mois de salaire en moins,
· La totalité de leurs RTT perdues,
· 2 à 3 samedis travaillés par mois (plus souvent 3) ,
· Un faux double volontariat qui pousse les non volontaires vers une mobilité non souhaitée,
· Tout ça avec pour unique contre-partie l’abandon des horaires de nuit.
Après la suppression brutale de la prime multiposte, c’est un second coup de massue pour les équipiers. Durant toute la négociation, la Direction est restée figée sur sa proposition de rotation lui permettant des gains sur le taux horaire. Un sondage sur près de 400 équipers, réalisé en septembre, a montré qu’ils ne souhaitent pas basculer vers cette rotation. La DIRECTION DOIT L’ENTENDRE ! L’UNSA Corbeil a bien intégré la volonté de gain économique mais insiste sur l’aspect qualité de vie pour les salariés concernés. Ce n’est pas aux équipiers d’endosser, à eux seuls, le poids de la compétitivité du site.
Afin de sortir de cette situation de blocage, l’UNSA Corbeil a proposé une rotation qui permet à la direction d’atteindre la moitié des gains visés et qui garantit des rotations moins contraignantes pour les salariés. Cette rotation a le mérite de convaincre de nombreux salariés (Cf sondage de septembre) contrairement à la version du 2x9 de la direction.
Volet Flexibilité :
Ce volet touche l’ensemble des équipiers du site et se traduit par :
· Un délai de prévenance de 48h (24h en cas de circonstances exceptionnelles) pour la réalisation des heures supplémentaires obligatoires. Si moins de 24h, ce sera avec l’accord du salarié,
· Les 35 premières heures supplémentaires de l’année seront à la disposition du manager. Il pourra décider de vous les poser avec un délai de prévenance de 48h qui pourra etre réduit à la journée même dans la limite des 2h en fin de poste en cas de circonstances exceptionnelles,
· La Direction pourra fractionner tout ou partie des JRTTE en heures. En cas d’inactivité opérationnelle imprévue, le manager pourra décider de recourir à la pose en heure de ces JRTTE le jour même dans la limite de deux heures en fin de poste.
Si d’un côté nous pouvons concevoir que ces contraintes soient appliquées aux salariés travaillant sur le périmètre MRO (tel que c’est le cas dans l’accord MRO de Gennevilliers) d’un autre coté il nous semble disproportionné de les appliquer à l’ensemble des équipiers du site de Corbeil.
Menaces d’imposition du 2x9 = Grève :
A défaut de signature de l’accord, la Direction annonce qu’elle mettra en place unilatéralement son 2x9 sur le site de Corbeil, contre l’avis des équipiers. On en revient au chantage inacceptable et au passage en force : SOIT ON SIGNE EN L’ÉTAT sans prise en compte de nos propositions et de l’avis des salariés concernés, soit ON NOUS IMPOSE LE 2X9. ALORS POURQUOI NÉGOCIER ?
Bref, la réaction des équipiers ne s’est pas faite attendre face à ces menaces… La GRÈVE !
La position de l’UNSA :
Aucune des revendications principales de l’UNSA n’a été prise en compte et face à l’incapacité de la direction d’écouter les attentes des salariés, l’UNSA s’est donc positionnée “non-signataire”. Malgré cet échec collectif (direction + OS), l’UNSA rappelle que, de son côté, elle est toujours prête à travailler pour aboutir à UN VRAI COMPROMIS ÉQUILIBRÉ.
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